Biographie – Francais

photograph by Louise Maison

“Avec une approche la fois sexy, envoûtante et un peu sinistre, Seacrest pénètre de sa voix un monde noir intemporel, avec des chansons chargées de luxure, de honte, de peur, d’alcool, de meurtre et de trahison. A l’écouter, on aurait même envie d’y gouter.”

-Mel Minter, Crosswinds Weekly

Les inspirations créatrices de Bernadette se conjuguent comme les histoires d’une héroïne Hollywoodienne du milieu du siècle : Ballerine, Esthéticienne, « Hell Kitten », Chanteuse de charme.

Bernadette passe son enfance en Californie où elle étudie la danse classique au sein  du très célèbre Ballet de Los Angeles et l’American Ballet Theatre, jusqu’à ce qu’une blessure la conduise au Nord-Est des Etats-Unis où son amour pour la scène et la représentation se développe hors scène. Au cœur du glamour et des paillettes des années 80, l’ancienne ballerine devient alors reine punk des scènes de rue de New York, sorte de modèle fétiche, maquilleuse et réalisatrice de costumes pour le célèbre confectionneur et fabricant de chaussures, Nana.

En 1993, Bernadette choisit de s’installer à Albuquerque et en 2001, réalise ses débuts musicaux avec les Long Loners, l’un des groupes de rock rockabilly les  plus en vogues du Sud-Ouest. De sa collaboration avec Pat Bova, brillant chanteur-compositeur du même groupe, sortiront quelques morceaux rebelles aux résonances de Janis Martin et Wanda Jackson. Pendant deux ans, ils vont parcourir ensemble le territoire, faisant tourner les têtes et rêver des salles combles. Bernadette partage alors la scène avec Hank Williams III, Jonathan Richman, Wayne “The Train” Hancock, The Bastard Sons of Johnny Cash, Rockin’ Lloydd Tripp, Al Foul and the Shakes, Tom Walbank et Spo-dee-odee.

 

En 2003, la chanteuse n’en est qu’à ses débuts et se lance dans une nouvelle aventure, le jazz. Elle va collaborer pendant un an avec le célèbre bassiste compositeur David Parlato, avant de former son propre groupe, Bernadette Seacrest and her Yes Men, figurant notamment l’extraordinaire Michael Grimmes, compositeur et bassiste. Sur leur premier album “No More Music by the Suckers », sorti en 2004, figurent quelques-uns des grands standards du jazz ainsi que des chansons originales écrites par Grimes et Bova. Le Swing City Magazine dira que l’album « n’est pas juste le fruit d’un nouveau-né du rockabilly qui essaie de percer sur la scène du jazz moderne, mais bien une formidable tentative à casser un moule, tentative magnifiquement réussie. » Leur second album, « Live in Santa Fe » est sorti en 2005 et capture la magie des salles acoustiques embuées de fumée, les soirs de live quand le concert affiche complet. Bernadette a beaucoup voyagé avec ses Yes Men, donnant des représentations devant des salles pleines à travers les Etats-Unis et en France. Son groupe a été diffusé sur la radio publique et a partagé la scène avec Samarabalouf, Mat Firehair and the Imposters of Cool, El Señor Igor, Devil Doll et The Glenn Koster Trio.

 

En 2006, Bernadette s’installe à Atlanta où elle a préparé un nouveau projet – Bernadette Seacrest and her Provocateurs – avec Charles Williams, guitariste / compositeur, et bassiste bad-ass, Kris Dale.

 

 

 

C’est un groupe unique, composé seulement de guitare, bass et voix, et marqué par un son minimalist et maigre. Ensemble, les membres sèment une pollinisation croisée de ce que certains appellent le jazz, d’autres le blues, et d’autres encore le “swing noir”. A la fin de 2009 le trio a sorti son premier album, « The Filthy South Sessions », acclamé par la critique. Une collection de chansons écrites par Williams, les thèmes vont des habitudes de consommation d’alcool de Dieu à une complainte nocturne qui se déroule dans un café-restaurant au bout du monde. Les chansons insufflent le son sombre de Seacrest à une nuance du sud profonde des Etats-Unis. Nouveau disque en main, Bernadette et les mecs ont continué a voyagé extensivement en France.

 

Entre ses tournées européennes, Bernadette se trouve souvent dans une domaine infâme d’Atlanta, la boîte « Sister Louisa’s Church of the Living Room and Ping-Pong Emporium, » qui semble avoir émergée comme un véhicule pré-ordonné pour l’expérience unique que seule Bernadette peut livrer. L’ancien trio dissous, l’allure de Bernadette continue à attirer les vedettes du monde musical d’Atlanta, qui apparaissent régulièrement dans la salle et sur ??scène. Francine Reed s’approche du micro pour un duo, Big Mike Geier vient à l’improviste pour jouer de la caisse claire, et bien sûr Kris Dale et RL Martin sont toujours proche – guitare et basse à la main.

 

Ses sujets volontaires reculent, rient et rougent comme Bernadette exorcise sans relâche les démons de doute, d’inhibition, et des attentes baissées qui restent avec nous après le train-train quotidien. Les fans sourient sciemment, les nouveaux arrivants sont secoués par les prestations, chaque nouvel effort parait mieux que le précédent. Quand c’est fini, ils portent chez eux les expériences dans un état d’émerveillement. Quelque chose a été restauré et remis en état. C’est authentique, c’est intime, et nous sommes heureusement rappelés à quel point la musique peut nous faire sentir lorsque nous avons la chance d’être là où il faut quand il le faut.

“Son histoire ressemble celle que l’on verrait sur les grands écrans d’une romance des années 30, dans laquelle notre héroïne – comme ce fut souvent le cas cette époque – envoûte un héro qui s’abandonne déj ses notes sensuelles, ses yeux de biche légèrement travaillés, et une mélodie aux sonorités enivrantes.”

-Michael Henningsen, Weekly Alibi

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