froggydelight.com • Bernadette Seacrest et Her Yes Men La Flèche d’Or • November 2005

Bernadette Seacrest c’est d’abord un look plus que vintage, totalement rétro, induit par un physique extrêmement raffiné et glamour. Mais pas le glamour poupoupidou satin rose et casque platine. Le glamour aile de corbeau et sexy tatoos qui transporte immédiatement dans les films noirs des années 40.

Qui ne se retournerait pas sur son passage, en fourreau de satin rouge ou en veste épaulée et jupe noire, devant cette femme au port altier, à  la démarche féline et au sourire ravageur ?

Et quand elle s’asseoit, interminables jambes croisées, sur un tabouret, on retient son souffle. Elle chante le blues et le jazz d’une voix instrumentalisée qui damnerait un saint.

Elle commence son set avec “My man” une reprise en anglais de “Mon homme” à  donner la chair de poule.

Le ton est donné pour 45 minutes de chansons d’amour mélancolique voire malheureux qui nous entraà®ne autant dans les cabarets huppés que les bar enfûmés de l’après guerre.

Car la dame chante des standards mais aussi des compositions originales de Pat Bova, du groupe The Lone goners dans lequel elle a chanté , et de Michael Grimes qui parlent d’amour déà§u, de femme délaissée ou abandonnée (“So cruel”, “Sweet salvation”)

Les morceaux comportent des respirations musicales qui permettent aux musiciens de développer le thème à  l’instar des jam sessions. Les atmosphères se tissent à  l’infini.

Quand Bernadette Seacrest retire sa veste, la vue de son décolleté et des bras complètement tatoués, parure sublime, une sorte de silence se fait dans la salle…

…”silently. . . you melt away ”

Une voix rare et une présence captivante. Le must !

Elle tourne régulièrement en France donc que ceux qui l’ont raté ne désespèrent pas ! Prochaine venue prévue en mars. Qu’on se le dise !

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